Bio-fabrication industrielle et transition écologique : entre ambition et réalité

Cette note de recherche de l’IRÉC analyse les obstacles à la croissance de la bio-fabrication industrielle au Québec dans un contexte de transition écologique. Bien que technologiquement avancée, cette filière peine à s’imposer en raison de stratégies commerciales inadaptées et de barrières liées à la propriété intellectuelle. L’auteur, Samuel Bédard, souligne que le passage du prototype à la production de masse échoue souvent, car les entreprises sous-estiment les coûts de mise à l’échelle face aux produits pétrochimiques. Pour remédier à cette stagnation, cette note de recherche propose de privilégier des modèles d’affaires par plateforme et de renforcer les soutiens institutionnels. La réussite de ce secteur dépend d’une meilleure intégration des réalités économiques et d’un accompagnement politique structurant pour favoriser l’adoption des bio-produits.

Extrait : Dans un contexte marqué par la transition écologique et la reconversion économique de certaines régions éloignées des grands centres, la bioéconomie suscite un intérêt grandissant auprès des entreprises, des gouvernements, des institutions de recherche et d’enseignement, de même que des investisseurs institutionnels et privés. Parmi les sous secteurs de cette économie, la bio-fabrication industrielle (éco-matériaux, bio technologies, énergies propres, etc.) est l’un de ceux qui, au Québec, suscitent le plus d’intérêt. Stimulée par des avancées technologiques importantes, cette branche manufacturière intensive en innovation nourrit l’ambition d’allier la décarbonation des procédés et des produits industriels, l’essor de nouvelles entreprises, en plus du développement économique des régions (emplois, investissements, innovation, etc.).

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